Thursday, March 19, 2015

Marie –Tempête

Les malheurs d’une adolescente

Dominique Demers a bien saisi ce qu’un être humain peut endurer, et elle l’a raconté avec beaucoup d’exactitude en plongeant dans la peau d’une adolescente québécoise qu’elle a baptisée Marie-Lune. Son personnage revêt une personnalité vive, franche et forte. Insouciante, au début du récit, comme le sont les adolescents, Marie-Tempête respire la vie à plein poumons, elle a des parents modestes, aimables et compréhensifs ; une grand-mère dévouée et attentionnée, toujours prête pour la secourir. Son amie d’enfance est toujours là pour la consoler ; son beau chum l’adore et la fait rêver avec ses yeux verts forêt.  Soudain, par un matin d’hiver,  la tempête frappe et la vie de Marie bascule. Elle se trouve seule, sans maman, avec un fœtus qui croît rapidement dans ses entrailles, un jeune amoureux incapable de lui offrir que des mots doux et des caresses interminables. Ainsi, Marie-Lune se transforme en Marie-Tempête et doit affronter la vie avec tous ses tonnerres, ses vents et ses pluies avant de se calmer dans les lacs noirs des yeux marécageux de Jean « où l’on peut plonger sans crainte ».

Une triologie à ne pas manquer tant pour les adolescents que pour les plus vieux. Car la vie ne commence pas à soixante ans, elle est façonnée de ce que nous avons vécu bien avant, et les circonstances endurées à quinze ans seront les plus marquantes dans l’avenir.   

Sunday, February 8, 2015

La vengeance de l'orignal

Quand la nature est en colère, elle se venge                           Ce roman est une représentation fidèle du paysage ontarien. Les lieux, la nature et le climat distinguant cette région canadienne sont décrits dans un style riche et accessible  aux jeunes francophones. Ceux-ci peuvent saisir l’occasion pour suivre le parcours des personnages en traçant leurs démarches évoqués dans le récit sur une carte géographique.  De plus, ils apprendront davantage sur la métamorphose du paysage nord canadien au fil des saisons et les adaptations des modes de vie qui s’en suivent. De plus, les aventures vécues par les trois chasseurs offrent l’occasion pour reconnaître les règles qui gèrent la chasse en Ontario, et les interventions légales nécessaires à suivre pour profiter de ce sport. En somme, La vengeance de l’orignal, est une interprétation de la vengeance de la nature contre tous ceux qui la violent et pillent ses richesses, contre l’avarice  de l’homme moderne.




Wednesday, June 11, 2014

La Route de Chlifa

A travers le regard d´une immigrante


 

 Attachante, l’intrigue de La route de Chlifa. Elle commence à Montréal où, Karim, un jeune immigrant « nouvel arrivant », bouleverse son entourage à l’école par son silence énigmatique. Perçu comme une étrangeté à ses camarades de classe, son mutisme s'avère une réaction au drame vécu dans son pays d’origine, avant son arrivée au Canada.

Dans la seconde partie du récit, l’auteur fait un retour en arrière pour raconter les circonstances qui ont poussé la famille de Karim à venir s’installer à Montréal. Dés lors, le lecteur est emporté  dans un espace et un temps différents où le point de vue du narrateur semble être brouillé par ce milieu qui lui est inconnu. Dans cette partie, on suit les détails de la vie de Karim qui a basculé soudainement à cause de l´éclatement de la  guerre au Liban. 
Les étapes se succèdent rapidement, on passe d’une atmosphère relativement paisible, à une étape de guerre sanglante, causant la mort de la famille Tabbara, dont Nada, la petite amie de Karim. Ce  point culminant du récit va déclencher les péripéties de la fuite des jeunes enfants, Karim accompagnant Maha et son petit frère, les seuls survivants de la famille Tabbara. Les protagonistes franchiront plusieurs obstacles en traversant clandestinement des plaines et des montagnes aux paysages bucoliques évoquant la nostalgie du temps passé et de la paix perdue. Malheureusement, juste au moment où ils allaient atteindre le village de Chlifa, Maha sera brutalement tuée. 
Dans la partie correspondant au séjour de Karim au Liban, on note les petites imperfections de la narration, ce qui montre que l’auteure québécoise n’est pas familière avec les lieux et la culture libanaise. En effet, Michèle Marineau fait beaucoup d’effort pour reproduire le parcourt de Karim. Elle ajoute une carte géographique du pays, elle questionne des immigrants libanais à Montréal, ainsi que des élèves et des enseignants qui ont été en contact avec les nouveaux arrivants. Malgré ses recherches, et tel qu´elle le précise dans sa note, elle a du mal à décrire les détails du milieu social de ce pays meurtri divisé par de nombreuses religions.
En effet, il est bizarre de constater qu’à la suite du décès de la famille Tabbara, personne n´est venu à la rescousse de Maha et de son frère, ce qui est inconcevable dans le panorama social libanais, où tout le monde, familles, proches, voisins et amis, s´entraident dans de pareilles circonstances. A part la Croix Rouge, n’y avait-il que le jeune Karim, âgé à peine de 17 ans pour se charger d´une fillette de 12 ans et d´un bambin de  6 mois? 
D’autant plus, la peur et la tristesse de Maha semblent être banalisées. A la grande surprise du lecteur, au lendemain de la mort de sa famille, Maha agit indifféremment, elle répond à Karim « d´un ton égal », elle lui raconte ce qui s’est passé « d´une voix claire et unie».  Tout au long de l’histoire, on est confus quand à l´attitude de la fillette de douze ans, parfois, on pense qu´elle est un monstre dépourvu de sentiments, tantôt, on la considère courageuse et déterminée. Mais, sans aucun doute, le narrateur met sous silence les émotions étouffées de Maha face à la tragédie qui l’a frappée.  Rien n’évoque sa douleur de petite fille qui a perdu  ses parents, sa maison, son enfance; et qui, de plus, se trouve seule, en pleine guerre,  responsable de son petit frère. 
La rencontre avec Antoine Milad et l´attitude détachée de ce dernier envers Karim et Maha est un autre point invraisemblable à relever. En tant que journaliste, ami du père de Karim, Antoine réagit d´une manière impensable face à la décision des jeunes gens de traverser la montagne à pieds pour aller au Békaa, pendant que les obus s’effondrent sporadiquement sur la région. De plus, il leur fournit une carte pour guider leur trajet, sans offrir de les accompagner, ou au moins, de les envoyer avec une personne de confiance, ce qui est la norme au Liban. A mon avis, Antoine n’agit pas en adulte responsable qui s´inquiète du sort du fils de son ami. Au contraire, M. Antoine Milad est représenté comme un personnage typique des films de sciences fiction. Il joue le rôle robotique de facilitateur des péripéties, et ne s’engage pas activement dans l´histoire. 
En suivant le trajet pédestre des jeunes gens vers la Békaa, on est transporté dans un paysage champêtre décrit dans un roman rural d’un siècle révolu : dormir á la pleine lune sous une tente, se nourrir de fruits et de plantes au milieu de la nature, se baigner dans un ruisseau d’eau douce, apprivoiser une chèvre égarée et la traire pour donner son lait au petit garçon. Bien que ces détails allègent l’atmosphère  tendue de la violence, ils sont irréels et ne peuvent pas représenter le comportement de jeunes  libanais durant la guerre. Karim et Maha ne cherchent pas à s’aventurer dans une excursion ou une sortie de camping, comme on a l’impression de le penser en lisant ce passage, mais ils sont  bel et bien dans une situation difficile, où ils sont supposés être secourus et accompagnés par un adulte, d’abord pour se protéger des bombardements et ensuite pour fuir le pays en rejoignant les parents de Karim au Canada.
A la lecture des scènes représentant la vie de Karim à Montréal, au début et à la fin du récit, on relève les thèmes  psychosociaux familiers tel que la discrimination contre les étrangers, l’intimidation entre les jeunes,  la pression exercée par les pairs et divers problèmes reliés aux  adolescents. Ce n’est que dans ces scènes, relatives à  la vie montréalaise, que le récit semble plus solide et proche de la réalité, parce qu’il décrit la vraie situation d’un adolescent arrivé nouvellement au pays d’accueil. Mais, tout ce qu’il a vécu avant son arrivée lui appartient, personne ne peut reproduire sa vérité telle quelle, ou se mettre à sa place. 
Ainsi, La Route de Chlifa, reste une tentative courageuse de la part de Michèle Marineau de décrire la réalité des immigrants à Montréal, telle que perçue par les canadiens, de comprendre la psychologie des jeunes, de rapprocher les points de vue et de concilier les différences socioculturelles. 
Pour des informations additionnelles, lire :
Voir aussi la fiche d’exploitation pédagogique suggérée par la maison d’édition :

Saturday, January 11, 2014

Da Vinci Code


Fiction sur d’autres fictions 



Que dire du roman controversé Da Vinci Code de Dan Brown ?

Un roman est une fiction. Tout ce qui est écrit entre la première de couverture et la quatrième de couverture représente l’imaginaire d’un auteur peu ou trop doué à l’exemple de Dan Brown. Ainsi, on ne peut traiter ce roman comme un livre qui raconte des vérités historiques sur des organisations, des personnages ou œuvres d’art qui y sont évoqués. 

L’auteur de Da Vinci Code a utilisé un amalgame de fictions comme toile de fond à son intrigue policière qui tourne autour d’un meurtre commis au Musée du Louvre en France. Les personnages fictionnels impliqués sont pour la plupart des spécialistes dans le domaine des arts ou en histoire,  tel que Robert Langdon (professeur de symbolique religieuse), la victime Jacques Saunière (conservateur du musée) et le meurtrier Leigh Teabing ( historien anglais). Il n’est pas donc surprenant que l’auteur leurs associe des commentaires et des idées qui peuvent figurer dans la vie réelle d’un historien épris de symboles archaïques, d’un archéologue emballé pour les fouilles et les ruines ou d’un professeur d’art fasciné par les fresques de la Renaissance. 

Aucune information qui paraît dans le livre ne doit être prise à la lettre. Ce n’est qu’une fiction tissée autour d’autres fictions pour attacher le lecteur et piquer sa curiosité.

De la même façon, les œuvres artistiques de Leonardo Da Vinci, évoquées dans le récit de Brown, ne sont que des reproductions artistiques imaginées par le peintre florentin du quinzième siècle et ne représentent en aucune manière la réalité historique de la vie de Jésus de Nazareth.

D’autant plus, le roman Dan Vinci Code ne peut  pas avoir une seule interprétation, chaque lecteur en déduit la sienne.  Une fois publié, le récit n’appartient plus uniquement à son auteur, il devient le récit du lecteur qui en fait à sa guise et l’interprète selon sa position et ses connaissances. Le moment, la place et les circonstances où il l’a lu influence aussi sa perception et son jugement du récit. Le récit fait par l’auteur, devient alors le récit du lecteur. Il se transforme en une pluralité de récits, chacun ayant une interprétation différente.

Dans le cas du récit de Dan Brown et d’après les critiques qu’il a eu, on constate que chaque lecteur y a réagit relativement à ses propres visions. Même les opinions des responsables de l’Eglise catholique (qui se sentaient visés directement dans le récit) étaient divergentes, les uns ont dénoncé le roman et ont appelé à le boycotter, d’autres ont profité pour expliquer et consolider les enseignements de l’Eglise.

Sans doute que ce roman ne laisse pas le lecteur indifférent. Dès la première page, celui-là est entraîné dans un monde fictif riche en personnages, monuments, sites et  récits pseudo historiques. Tout est intriguant et controversé. Le lecteur se sent invité à entreprendre sa propre recherche sur ses éléments. Il n’est pas donc surprenant de constater qu’à la suite de la publication du livre de Brown et à la sortie du film qui s’y est basé, le nombre de touristes dans les sites évoqués dans le récit a augmenté. Tant mieux !

Quand aux idées controversées  représentées dans Da Vinci Code, elles ne sont pas nouvelles parce qu’elles sont empruntées à d’autres fictions appartenant à différentes époques. Donc rien de cela n’est à prouver dans notre monde réelle d’aujourd’hui, où, on doit  s’occuper de problèmes récents et relatifs à notre temps que de chercher la vérité dans les pages d’une fiction.

Friday, February 22, 2013

Stupeur et tremblements

Amelie: la Belge au coeur japonais


Stupeur et tremblements est un récit biographique de l’auteure belge, Amélie Nothomb, publié en 1999.

Fascinée par le Japon son pays natal où elle a passé son enfance, Amélie y retourne à l’âge adulte pour combler un poste contractuel d’interprète dans la prestigieuse compagnie Yumimoto située dans un gratte-ciel haut de quarante quatre étages, surplombant la ville. Dès les premiers jours, elle se heurte à un rejet social, ou plutôt racial, exercé contre elle aussi bien par Mr. Saïto et Mr. Omochi, que par la jalouse Mademoiselle Fubuki Mori, sa supérieure, qu’Amélie considérait, par défaut, comme sa seule amie au bureau.

L’expérience d’Amélie dans l’entreprise japonaise n’est pas très flatteuse. Chaque fois qu’elle croit agir avec amabilité, son initiative est rejetée par ses supérieurs qui la considèrent « culturellement » inappropriée. Il s’ensuit qu’on lui inflige une punition traduite  par une dégradation de poste. Alors qu’elle était embauchée initialement comme traductrice, elle devient « Mme Pipi », nettoyeuse de toilettes! Amélie réagit à la japonaise, en se pliant à l’humiliation pour sauver la face et pour garder sa fierté jusqu’à la fin de son contrat.  Malgré les mésaventures qui la comblent,  Amélie résiste et s’accroche de plus en plus à son pays nippon.

Les péripéties de l’histoire dévoilent certaines facettes de la culture japonaise, marquée par l’hiérarchie et l’autorité patriarcale. Les incidents exposent également l’esprit compétitif qui peut régner entre les collègues dans le monde du travail, où « la raison du plus fort est toujours la meilleure ». la femme n’y accèdent au pouvoir qu’au dépends de sa vie privée. Fubuki personnifie ce type de  femme qui sacrifie tout : amitié,  vie personnelle, sympathie des collègues, pour se voir promue dans la compagnie où elle a passé la majorité de son temps. Mlle Fubuki illustre la figure de la Japonaise New age, qui cherche à s’imposer en tant que femme d’affaires dans un monde jadis réservé aux hommes. Sans doute que cette femme ressentait de la rancune face à la jeune Amélie, parce qu’elle est jeune et belge, ce qui sous-entend qu’elle appartient à la race des femmes libres, épanouies et détachées.

Ce récit est d’autant plus intéressant à lire à cause du style de la narratrice qui le raconte avec beaucoup d’humour, sans aucune stupeur ni tremblements !

Pour aller plus loin :

Nodot, Claire. (2006). La Dame pipi du quarante-quatrième étage: l’exil et la marge dans Stupeurs et Tremblements d’Amélie Nothomb. Paroles gelées, 22(1). Retrieved from: http://escholarship.ucop.edu/uc/item/2jf516kb

Tuesday, January 29, 2013

Guillaume



                                                    Bartolomé E. Murillo, Le Jeune mendiant, 1648

Guillaume est un jeune mendiant de vingt-et-un an. Il vit dans une mansarde sous un café trottoir situé dans la rue Jungle de la ville de Tousanstoit. Guillaume est toujours en haillons, il a les cheveux longs et crépus, il sent mauvais et refuse absolument de se baigner. Ses ongles sont cassantes et salles. En hiver, il s’enveloppe d’une couverture de laine, brunâtre et déchiquetée.  

Tout le monde reconnaît Guillaume, mais personne ne le fuit. Les promeneurs de la rue Jungle sont habitués de le voir chaque matin, il est devenu une partie intégrante de leur routine journalière.

Malgré son physique répugnant, Guillaume a des manières polies. Il salut, s’excuse, sourit aux passants. Ses yeux doux révèlent que cet homme n’est pas méchant. On se demande qu’est-ce qu’il l’a porté à adopter ce genre de vie ? Est- ce que c’est par conviction ou à cause d’un échec ?

Guillaume va se révéler dans le monologue suivant. Ecoutons-le et décidons s’il est fou ou sage.

***********************************************

[Il est 6h du matin. C’est l’hiver, les trottoirs sont couverts de neige. La rue est presque vide. Quelques piétons se hâtent pour gagner le métro. Assis devant le bureau de la poste, Guillaume chantonne.]

G :        A la claire fontaine m’en allant promener
            J’ai trouvé l’eau si froide que ça me faisait geler
            Il y a longtemps que j’erre dans la ville embrumée

[Guillaume continue de chanter. Il a devant lui un gobelet de café vide, où tintent quelques sous noirs jetés par les passants].

G :        Merci, merci de votre générosité. Que votre journée soit belle et bien chaude.

[Guillaume frotte ses mains l’une contre l’autre. Il regarde ses gants troués et parlent à ses doigts rougeâtres et meurtris de froids qui sortent des déchirures.]

G :        Mes amis, patientez un peu et vous serez réchauffés par un bon café de chez Tommy. Mais attendons que le magasin ouvre et que la bonne dame commence à préparer sa boisson chaude.

[Un bonhomme passe accompagné de sa maman. Il regarde Guillaume du coin de l’œil et fait une grimace de dégoût en pinçant le nez. Guillaume se parle à lui-même.]

G :        Bonjour petit ! Comme tu as l’air frais et pimpant ce matin. Tu es chanceux d’avoir une maman si gentille qui te tiens par la main et t’accompagne à l’école. Si j’avais eu la chance de connaître ma maman, je ne serais pas là maintenant. J’aurais été un grand avocat, j’aurais défendu tous les enfants de la terre contre les méchants.  J’aurais……

[Tourmenté par ses idées, le mendiant commence à se lamenter à voix haute.]

G :        Abandon ! Abandon !  Abandon ! Pourquoi je devais être abandonné par tout le monde? D’abord mon père qui buvait, ensuite ma mère qui s’est tuée à cause de sa violence ; et ma grand-mère…. Où est-tu ma chère mamie ? Je ne sais plus ! Je ne peux plus ! J’ai besoin de toi… Reviens, reviens !

[Guillaume se met à pleurer, il a l’air triste. Ses yeux mouillés errent dans le vide. Il regarde au loin comme s’il voyait des ombres dansantes.]

G :        Te voilà ! Je te vois, attends-moi, j’arrive ! On va prendre le café ensemble chez la bonne dame…

[Soudain, Guillaume se précipite vers la rue pour suivre l’ombre de sa grand-mère. Il ne voit pas clignoter la lumière rouge indiquant l’arrêt des passants. Et…. Crac ! Une voiture le renverse ! Guillaume perd conscience. Il est à présent  étendu par terre, inerte.

Autour de lui, Les gens hurlent. Ils s’affairent à arrêter la circulation, à appeler l’ambulance. Tous se précipitent enfin pour s’occuper de Guillaume. Maintenant, on ne l’abandonne plus, on attend que les infirmiers prennent soin de lui et l’amènent là où il le faut.]

                                                                                                                                    FIN


P.S : Guillaume est un personnage imaginaire inspiré par des milliers de sans-abri, victimes des sociétés d’aujourd’hui, qui abondent dans les grandes villes des pays considérés comme développés.